Distillerie Hardy

La distillerie Hardy est située à Tartane en face de l'Anse de la Brêche et à proximité de la Presqu'île de la Caravelle. C'est certainement l’une des plus méconnues en Martinique. Pourtant c’est un rhum historique de notre île, qui a vu le jour en 1830 quand l’Habitation qui s’appelait alors « La Grâce » prend le nom d’« Habitation sucrerie Tartane ». À l’époque, elle comprenait une maison d’habitation, des bâtiments industriels, des plantations de canne à sucre et un moulin à vent. Ce dernier peut encore s’admirer depuis la route.

Quelques années après, Émilien Bonneville, un riche propriétaire terrien de la région de Tartane, décide de l’acheter.

En 1880, dans une Habitation qui fabriquait uniquement du sucre, Émilien Bonneville décide alors de l’équiper d’une machine à vapeur afin de distiller du rhum. La Martinique était alors en pleine crise sucrière et de nombreuses distilleries s’étaient tournées vers la distillation de rhum.

Il la cède par la suite à sa fille Clémence, alors la femme de Gaston Hardy des Sources.

En 1905, l’Habitation est alors cédée à Gaston Hardy qui lui donne son nom « Rhum G Hardy Tartane ». Son rhum est distingué et reçoit plusieurs médailles en France métropolitaine. Elle est dévastée par deux incendies mais sera entièrement restaurée par son fils, également prénommé Gaston, qui était ingénieur.

En 1955, Gaston Hardy Fils devient le propriétaire des lieux. Pour renforcer la notoriété des rhums Hardy, il crée alors le fameux Rhum Paille, vieilli pendant 12 à 18 mois dans des fûts de chêne. Cela va renforcer la renommée des rhums Hardy.

Dans les années 70, il s’implique personnellement pour rénover et moderniser l’outil de production (mécanisme du moulin, cheminée en béton, colonne à distiller et un tapis d’alimentation automatique qu’il fabrique lui-même).

Il décède en 1990, laissant une distillerie qui fume jusqu’à 1994.

Ses héritiers prennent la suite et transfèrent la production à la distillerie Saint-James à Sainte-Marie. Il est fabriqué selon les règles de qualité de l’Appellation d’Origine Contrôlée (A.O.C.). Une boutique à l’entrée du site propose la gamme des rhums Hardy en dégustation et en vente. Le rhum est produit en faible quantité (120 000) comparé aux autres rhums de l’île et n’est distribué que localement.

Les bâtiments ont peu à peu été abîmés par l'humidité, mais une levée de fonds a été réalisée par les pouvoirs publics afin de restaurer les lieux. Ainsi, certains bâtiments du site sont actuellement en travaux de rénovation, mais il est cependant possible de visiter ce lieu historique.

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Boutique de la Distillerie Hardy
Boutique de la Distillerie Hardy
Rhum de la distillerie Hardy
Rhum de la distillerie Hardy
Signe d'entrée de la distillerie Hardy
Signe d'entrée de la distillerie Hardy
Ancienne machine de production de la distillerie Hardy
Ancienne machine de production de la distillerie Hardy
Boutique de la Distillerie Hardy
Boutique de la Distillerie Hardy
Boutique de la Distillerie Hardy
Boutique de la Distillerie Hardy
Rhums en vente à la distillerie Hardy
Rhums en vente à la distillerie Hardy

Paille Caraïbe

La « Paille Caraïbe » est une vannerie située dans le quartier de Morne-des-Esses, à Sainte‑Marie. Elle a conservé les pratiques de l’artisanat d’art de tradition précolombienne, transmises par voie orale : un véritable héritage laissé par les Indiens Caraïbes. Cette vannerie créole perpétue ainsi le savoir‑faire amérindien, ses gestes et ses techniques.

Créée en 1967, elle comptait alors une cinquantaine d’artisans. Aujourd’hui, ils ne sont plus que deux ou trois, tous âgés de plus de 70 ans. Le savoir s’est transmis de père en fils. Les objets sont confectionnés à partir de deux plantes tropicales principales : le cachibou et l’aroman, dont on extrait les tiges précieuses utilisées pour le tressage. Sur place, vous pourrez assister à une démonstration des techniques de teinture et de tissage.

L’espace comprend également une salle d’exposition et une boutique où sont présentés et vendus les articles tissés sur place : sacs, bracelets, colliers, bagues, « attrapes‑doudou », tapis, poteries, lampes et lampadaires, valises, boîtes de couture, paniers caraïbes, bouteilles, vases, chapeaux de toutes sortes, etc.

Une belle occasion de repartir avec un souvenir, avec des prix à partir de 3 €.

Pour vous y rendre, prenez la direction du quartier de Morne‑des‑Esses via la D25. La vannerie se situe à environ 6 km du bourg de Sainte‑Marie.

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Panier en osier
Panier en osier

Village de la Poterie

Depuis 1783, la Poterie des Trois-Îlets existe, ce qui en fait l’une des plus anciennes entreprises de Martinique. Le Village de la Poterie est installé sur le site d’un ancien couvent de Jésuites établi à la fin du XVIIᵉ siècle. Son activité principale demeure le travail de la terre.

Au fil des années, la Poterie des Trois-Îlets a développé les métiers de la terre cuite, alliant industrie (fabrication de briques, tuiles, carreaux…) et artisanat (poteries en terre cuite).

Aujourd’hui, le Village de la Poterie abrite de nombreux ouvrages anciens et des maisonnettes créoles authentiques occupées par artisans, potiers et commerçants, ainsi que l’une des plus anciennes briqueteries encore en activité en France.

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Allée du Village de la Poterie
Allée du Village de la Poterie
Village de la Poterie
Village de la Poterie
Boutique du Village de la Poterie
Boutique du Village de la Poterie
Vases en argile en vente à la poterie
Vases en argile en vente à la poterie
Briques rouges
Briques rouges

Distillerie Depaz

Le 8 mai 1902, la famille Depaz disparaît lors de l'éruption de la Montagne Pelée qui détruit la ville de Saint-Pierre par la même occasion. Seul membre de la famille Depaz, Victor Depaz, alors jeune étudiant résidant à Bordeaux où il fait ses études, échappe à la tragédie. Une fois ses études terminées, Victor Depaz, alors orphelin et ruiné, revient à Saint-Pierre à l'Habitation Périnelle où il était né en 1886.

À la date symbolique du 8 Mai 1917, soit 15 ans après l'éruption, Victor Depaz rachète à la famille d'Aurigny les 521 hectares en friche de l'Habitation Pécou et met en route la distillerie qu'il a fait construire pour broyer la canne qu'il remet en culture sur les flancs de la Montagne Pelée.

Il entreprend la construction du « Château Depaz », réplique de l'Habitation Périnelle, où il a passé son enfance. Il s'y installe avec sa femme et ses huit enfants en 1923. Il en aura onze en tout.

Le rhum Depaz obtient sa première médaille à l'exposition de Marseille de 1922, puis en 1927 et en 1931.

La réputation de qualité du rhum Depaz se construit d'année en année sous la houlette des fils de Victor, Henri Depaz d'abord, puis à partir de 1986 son frère jumeau André.

En 1989, André Depaz s'associe avec le groupe familial Bordelais Bardinet, client de longue date de la Distillerie Depaz, et poursuit avec lui puis plus tard avec le nouveau propriétaire de « La Martiniquaise » l'œuvre initiée par Victor Depaz.

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Distillerie Depaz
Distillerie Depaz
Distillerie Depaz
Distillerie Depaz
Parking de la Distillerie Depaz
Parking de la Distillerie Depaz
Moulin à la Distillerie Depaz
Moulin à la Distillerie Depaz
Boutique à la Distillerie Depaz
Boutique à la Distillerie Depaz
Distillerie Depaz
Distillerie Depaz
Distillerie Depaz
Distillerie Depaz
Distillerie Depaz
Distillerie Depaz
Distillerie Depaz
Distillerie Depaz
Moulin à la Distillerie Depaz
Moulin à la Distillerie Depaz
Château Depez
Château Depez

Trois Rivières

Trois Rivières est une distillerie de la commune de Sainte-Luce située dans le quartier qui porte le même nom à environ 5 km du bourg. L'usine c'est environ 600 hectares dont 120 où sont cultivés la canne à sucre en alternance avec l'élevage bovin. Cependant, la distillerie n'est plus active depuis 2003. C'est la distillerie « La Mauny » à Rivière-Pilote qui gère la marque. Un moulin à vent aurait été construit sur le site de Trois-Rivières.

Le rhum blanc agricole Trois-Rivières est proposé en 50°, 55° et 62°. Ces rhums sont d'Appellation d'Origine Contrôlée (A.O.C.).

L’Habitation Trois Rivières, connue aussi sous le nom de Habitation Grand Céron, fut la propriété de Nicolas Fouquet (1615-1680), surintendant des Finances du Royaume et protégé de Mazarin. Avant sa disgrâce et son emprisonnement sous l’ordre de Louis XIV, Nicolas Fouquet y avait construit une sucrerie avec en annexe une distillerie dont il reste de nos jours des vestiges.

C’est au cours du 19ème siècle que l’exploitation Céron fut transférée sur le domaine actuel.

Le visiteur a le choix entre une visite simple qui est gratuite et une visite guidée accompagnée d'une dégustation qui est payante. Il peut également faire des achats dans la boutique et acheter des articles dérivés (coffrets de verres, coffrets de rhum Trois-Rivières, etc…) de la marque Trois-Rivières.

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Distillerie Trois Rivières
Distillerie Trois Rivières
Distillerie Trois Rivières
Distillerie Trois Rivières
Distillerie Trois Rivières
Distillerie Trois Rivières

Habitation Saint-Étienne

L'Habitation Saint-Étienne ou H.S.E. est une distillerie bâtie en remplacement d'une ancienne sucrerie, « La Maugée », de plus de 400 hectares du Gros-Morne à Saint-Joseph. 

En 1882, la distillerie est rachetée par Amédée Aubéry, jeune capitaine d’industrie devenu l’une des figures emblématiques de l’économie martiniquaise. Vers la fin du XIXᵉ siècle, face à la crise sucrière, elle est reconvertie en distillerie, comme de nombreuses habitations sucrières de l’époque.

Amédée Aubéry agrandit l’usine et lui offre une façade remarquable de 28 fenêtres aux arcs cintrés, assurant une ventilation optimale du bâtiment. Il modernise l’ensemble pour en maximiser l’efficacité de la production de rhum.

En 1909, la distillerie est rachetée par la famille Simonnet, qui développe l’activité jusqu’à son déclin à la fin des années 1980. En 1994, Yves et José Hayot reprennent l’exploitation, relancent la marque Saint-Étienne et entreprennent la restauration ainsi que la valorisation du patrimoine architectural de l’habitation.

Aujourd'hui, si la distillation du rhum n'existe plus (depuis 1988), elle continue de produire des rhums, les rhums HSE. Son ensemble architectural préservé est l'un des lieux qui rend le plus témoignage du système d'habitation en Martinique pour observer la vie au 19ème siècle. La maison du maître et les anciennes cases des esclaves puis des travailleurs rémunérés ont perduré depuis deux siècles et peuvent être visitées.

Le site est inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques (I.S.M.H.). Lors de la visite, vous pourrez voir la production du rhum HSE, notamment le dispositif de stockage des fûts, la mise en bouteille avant une dégustation des rhums fabriqués sur place. De nombreuses expositions y ont lieu tout au long de l'année.

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Fleurs roses à l'Habitation Saint-Étienne
Fleurs roses à l'Habitation Saint-Étienne
Entrée de l'Habitation Saint-Étienne
Entrée de l'Habitation Saint-Étienne
Fleur rouge à l'Habitation Saint-Étienne
Fleur rouge à l'Habitation Saint-Étienne
Maison principale à l'Habitation Saint-Étienne
Maison principale à l'Habitation Saint-Étienne
Maison principale à l'Habitation Saint-Étienne
Maison principale à l'Habitation Saint-Étienne
Production de rhum vieux à l'Habitation Saint-Étienne
Production de rhum vieux à l'Habitation Saint-Étienne

Maison La Mauny

La distillerie La Mauny a été fondée en 1749. Elle doit son nom au comte Ferdinand Poulain, le comte de Mauny qui s'installa en Martinique au début du 18ème siècle. Initialement, le domaine de la Mauny était un domaine voué au sucre mais qui a su résister à la crise du sucre en s'orientant vers la production de rhum agricole vers la moitié du 20ème siècle.

La propriété a été rachetée par les frères Théodore et Georges Bellonnie. Dans les années 70, Théodore Bellonnie associa les familles Bourdillon au sein de la société des Rhums La Mauny. La société prit le nom de Bellonnie Bourdillon et Successeurs (BBS), qui possède également Trois Rivières et Duquesne.

Depuis, les rhums Trois-Rivières et Duquesne sont produits au sein de la distillerie La Mauny. Lors de la visite guidée, vous pourrez voir comment sont produits les différents rhums de La Mauny, les différentes étapes du jus de canne à la mise en bouteille. Une dégustation des différents rhums et punchs est également proposée.

À la fin de la visite, vous pourrez vous rendre dans la boutique et ainsi vous procurer du rhum ou les produits dérivés des marques « La Mauny », « Trois-Rivières » et  « Duquesne ». Vous pourrez également acheter des punchs produits avec les différents rhums de La Mauny.

Pour s'y rendre, direction Rivière-Pilote sur la N8. La signalétique ensuite vous guidera vers la distillerie.

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Maison La Mauny
Maison La Mauny
Maison La Mauny
Maison La Mauny
Maison La Mauny
Maison La Mauny
Maison La Mauny
Maison La Mauny
Maison La Mauny
Maison La Mauny

Distillerie La Favorite

La distillerie La Favorite est née en 1842 entre le Lamentin et Fort-de-France sous le nom de « Distillerie Jambette », du nom du cours d'eau qui l'alimentait. Son nom est changé en 1851 par son propriétaire Charles Henry en référence à une anecdote. En effet, Joséphine de Beauharnais aurait offert une bouteille du rhum de l'Habitation Jambette à Napoléon au début du Premier Empire qui aurait déclaré « Cette liqueur sera ma favorite ».

Cette légende racontée jusqu'à aujourd'hui concernant le nom de cette habitation serait fausse étant donné que la naissance de l'Habitation est postérieure au début du Premier Empire.

Le domaine appartient aux Dormoy depuis trois générations. Le domaine qui a connu des rebondissements dans son histoire en raison de périodes fastes puis de périodes plus difficiles a même été à une période une sucrerie avant de redevenir une distillerie.

Aujourd'hui, la distillerie La Favorite compte parmi l’une des dernières distilleries familiales et indépendantes à ce jour. Elle propose une grande variété de rhums dont le rhum blanc, le rhum ambré et le rhum vieux.

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Panneau d'entrée de la distillerie La Favorite
Panneau d'entrée de la distillerie La Favorite
Indication de la distillerie La Favorite
Indication de la distillerie La Favorite
Début de la visite de la distillerie La Favorite
Début de la visite de la distillerie La Favorite
Machine de production de la distillerie La Favorite
Machine de production de la distillerie La Favorite
Réservoir de production de la distillerie La Favorite
Réservoir de production de la distillerie La Favorite
Souvenir de la distillerie La Favorite
Souvenir de la distillerie La Favorite
Entrée de la boutique de la distillerie La Favorite
Entrée de la boutique de la distillerie La Favorite
Souvenirs de la boutique de la distillerie La Favorite
Souvenirs de la boutique de la distillerie La Favorite
Bouteilles en vente de la distillerie La Favorite
Bouteilles en vente de la distillerie La Favorite

Savane des esclaves

Située en région rurale des Trois-Ilets dans le quartier La Ferme, la Savane des Esclaves est un parc de 2 hectares créé par Gilbert Larose.

Sans aucune aide financière et de son propre chef, Gilbert Larose aurait tout d'abord déboisé le coin et reconstitué un village « Antan Lontan » avec l'habitat et le mode de vie des « nèg-mawon », les esclaves qui fuyaient les plantations pour se réfugier sur les mornes et vivaient en étant autonomes.

Il y aurait également planté des bananes, des choux de chine, de la patate douce et du manioc. La visite guidée dure environ une heure. Elle vous fera replonger dans le passé et les traditions martiniquaises.

Au cours de cette visite guidée, vous pourrez voir les cases en bois, les plantes médicinales, les jardins et oiseaux ainsi qu'un petit musée consacré à l'esclavage. Des animations (fabrication de cassaves, de cacao, dégustations et concerts) sont proposées régulièrement autour du thème de l'esclavage et du passé de la Martinique.

Une boutique propose les produits de l'exploitation, et pour le plaisir des plus petits il sera capable d'y acheter des glaces et des jus de fruit.,

Pour s'y rendre, direction les Trois-Ilets et ensuite suivez les indications.

Crédit des photos : https://www.lasavanedesesclaves.fr
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Case en bois à la Savane des esclaves
Case en bois à la Savane des esclaves
Case en bois à la Savane des esclaves
Case en bois à la Savane des esclaves
Village des eslaves à la Savane des esclaves
Village des eslaves à la Savane des esclaves

Musée de la Banane

Situé dans un espace vert, le Musée de la Banane se trouve dans la plantation « Limbé », une bananeraie de la ville de Sainte-Marie. Grâce à cette visite, vous ferez un tour de l'histoire de la banane de son introduction dans les Antilles lors de la colonisation au 16ème siècle à nos jours.

Le Musée de la banane présente plus de 65 espèces différentes sur les 300 espèces recensées dans le monde, sur un parcours de près de 4 hectares.

Au cours de cette visite, vous apprendrez également des détails essentiels sur le fruit préféré dans le monde (ses origines, ses techniques d'exploitation, ses différentes utilisations en cuisine, etc...).

Un restaurant, « La Bananeraie », vous permettra de découvrir de nouvelles saveurs à base de banane, bien sûr.

Des expositions y sont parfois organisés sur le thème de la banane.

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Bananeraie au Musée de la Banane
Bananeraie au Musée de la Banane
Musée de la Banane
Musée de la Banane
Musée de la Banane
Musée de la Banane
Musée de la Banane
Musée de la Banane
Musée de la Banane
Musée de la Banane